"narco-centrisme"
le thème
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L'opium nazi
(l'armoire à pharmacie de la Wehrmacht)
| 1929 - 1941 | 1941 - 1944 | 1945 - 1989 | 1991 - actuel |
| Royaume de Yougoslavie | attribution de territoire à la Bulgarie | République Socialiste de Yougoslavie | République de Macédoine du Nord |
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Au temps du royaume de Yougoslavie une industrialisation tente de développer la culture du pavot mais les paysans (75 % de la population macédonienne) cultivaient de petites parcelles par des méthodes archaïques. Avant la Seconde Guerre mondiale, la Macédoine du Vardar se classe comme région la moins développée d'Europe.
comme province ou république, un profil géographique reconnaissable
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Délimitation de la zone du Vardar assimilée à l'Axe politique et militaire |
Cette ligne de frontière, imposée par les Forces de l'Axe, marque la limite du territoire de la Macédoine officiellement attribué au Royaume de Bulgarie entre 1941 et 1944. La présence du svastika nazi marque l'attribution de la ressource de l'opium pour le IIIme Reich.
Le corps médical de la Wehrmacht a géré ses stocks de morphine de manière hautement bureaucratique, rigide et rationnée, se situant à mi-chemin entre la surproduction industrielle des Alliés et le dénuement logistique des Soviétiques.
La consommation de la Wehrmacht s'effectue jusqu'en 1942. Ensuite rationnement. Depuis Skopje (en passant outre l'usine macédonienne et locale "Alkaloid") les caisses d'opium brut suivaient le cheminement des transports jusqu’au sein des grands laboratoires allemands (Merck, Bayer, Knoll, Boehringer). Dans ces usines, l'extraction des alcaloïdes procédait à la morphine base. Grâce à la pureté initiale du pavot macédonien (14 à 16 % de morphine), on peut dire que la qualité du produit correspondait à l'idéal des seigneurs pour tout ce qui concerne les Nazis.
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Cette morphine conditionnée pour le front
de guerre résultait en :
- Des ampoules injectables de morphine liquide, fournies aux médecins de la Wehrmacht et de la Luftwaffe pour traiter les traumatismes graves.
- Des comprimés de codéine, un dérivé de la morphine utilisé comme anti-tussif et analgésique pour les troupes engagées sur le Front de l'Est.
Ainsi en Macédoine le IIIme Reich parvenait à s'approprier de quoi remplir ses armoires à pharmacie...
- Mainmise de l'Axe : part estimée à 10 ou 12 tonnes par an (l'appareil d'État bulgare ne contrôlant que les plaines et les vallées majeures).
- Résistance passive : "maquis économique" au quota de 25 à 35 tonnes par an dissimulé, stocké ou vendu au marché noir. Autrement la compensation monétaire octroyée au paysan par le système officiel s’établissait en monnaie d'occupation : le lev bulgare. Cet argent de l'Axe en guerre, dévalué et sans pouvoir d'achat, résulte en une orientation des paysans vers la contrebande de leur opium. En fin de compte, les échanges providentiels à la clé incitent à courir le risque.
La dissimulation d'opium déclenchait une répression policière féroce. Les forces d'occupation bulgares et la Gestapo allemande, pleinement conscientes de cette résistance économique, traitaient avec la même violence le sabotage militaire, le maquis ou le détournement de l'opium.
cacher de l'opium ou participer à son trafic clandestin vers la Grèce, à destination du Monde allié, entraînait des sanctions immédiates et graduellement majorées :
· Internement dans les camps de travail forcé : les paysans arrêtés pour dissimulation de denrées stratégiques échoyaient en camp de travail bulgare ou entraient en déportation vers l'Europe centrale comme travailleurs forcés .
· Le "Monopol" de Skopje, centre de transit : triste ironie de l'histoire, les grands entrepôts du monopole d'État des tabacs et de l'opium à Skopje mutèrent en camp de concentration transitoire. En mars 1943, ce centre appliquait une administration logistique raciale. Au Monopol, l'appareil d'état triait et redirigeait à travers le Reich les otages politiques ainsi que les "saboteurs économiques" de la région.
Les partisans macédoniens (membres de l'Armée populaire de libération de Macédoine, rattachée aux forces de Tito) utilisaient l'opium brut comme une véritable monnaie de haute valeur, tangible et universellement recherchée
- logistique : l'opium macédonien transporté à dos de mulet par les sentiers de montagne aboutissait en Macédoine-Centrale grecque ou Thessalonique.
- échange : en Grèce, cet opium hautement concentré s'échangeait auprès de réseaux de contrebande helléniques contre du matériel militaire (fusils, munitions, explosifs) provenant des stocks britanniques parachutés ou d'armes confisquées aux troupes italiennes après leur capitulation en septembre 1943.
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Après la guerre, la République socialiste de Macédoine produisit du pavot somnifère pour l'industrie pharmaceutique par l'entremise de la société "Alkaloid Skopje". L'usine Alkaloid existe encore aujourd'hui bien que son activité ne soit plus centrée uniquement sur l'opium... La dernière initiative en cours porte sur le cannabis et le CBD 1955 15 dinar Size : 25.5 x 36 mm |
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