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psychothérapie

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Du coup, nous accueillons les demandes de changement des patients les bras ouverts et le risque est de plonger dedans en croyant qu’ils veulent vraiment changer… Freud disait : « Les patients tiennent souvent plus à leur névrose qu’à eux-mêmes. » Et une fois n’est pas coutume, je le rejoins sur le fait que souvent, même s’ils vous disent vouloir changer, la « crise », les risques, les inconfort du moment de changement, ils ne sont pas forcément prêts à les traverser. Je ne pense pas comme Freud qu’ils tiennent à leur problème, je les crois vraiment quand ils disent vouloir une solution et vouloir que le changement ait eu lieu, mais je pense qu’ils ont quelques difficultés à accepter le moment du changement, celui-là même où ils vont devoir « souffrir » peut-être même plus que ce qu’ils souffrent maintenant… Et là est toute la question : qu’est-ce qui est le plus difficile pour vous de rester comme vous êtes ou de mettre en place par des comportements différents, pas toujours simples, des comportements qui font peur, des comportements qui peuvent déranger l’entourage si bien habitué, par exemple, à pouvoir tout vous déléguer… ?

En fait, vouloir changer sans changement, c’est un peu comme cette jeune femme, qui me consulte, qui voudrait un enfant sans les douleurs de l’accouchement ou comme moi qui veut perdre des kilos sans arrêter le chocolat (je préfère les perdre en accouchant d’ailleurs !).

 Il y effectivement comme un choix entre un coût à long terme (se priver d’être maman) ou un coût à court terme (l’inconnu des douleurs de l’accouchement).


Ensuite, certains changements représentent, au delà de la période de crise, une situation pire que celle de départ. L’homéostasie du système est évidemment remise en question par la construction d’un équilibre nouveau et cet équilibre peut ne pas convenir à tout le monde. Une de mes patiente souffrait d’agoraphobie et ne sortait de chez elle que pour aller chez le psychiatre qui lui prescrivait un sympathique cocktail trop peu sucré à mon goût et pour venir me voir. Son si gentil mari la conduisait et faisait d’ailleurs toutes les courses pour elle et elle ne voyait plus personne d’autre… Progressivement, elle a recommencé à sortir, à recontacter des amies qu’elle avait lâchées avec la sensation d’être pesante, à refaire du shopping, à prendre le métro et le gentil mari a commencé à avoir peur de la perdre, à être jaloux, à lui envoyer des sms la mettant en garde contre les dangers du métro (bombe, agression…) et les conflits entre eux se sont développés jusqu’à une séparation… Alors que je lui disais qu’elle pouvait encore revenir en arrière et qu’il y avait deux chemins : celui de redevenir dépendante et probablement rassurante pour lui ou de continuer son évolution aux risques de perdre son mari, elle s’est clairement positionnée en disant qu’elle voulait avancer vers sa liberté retrouvée. Même si le prix à payer risquait d’être le couple.


Si cet exemple paraît évident, il ne l’est pas tant que ça. Nous voyons certains patients faire demi-tour quand le changement est trop difficile à tenir, quand l’entourage leur fait une remarque sur leur nouvelle attitude. Les nouvelles limites qu’un patient émergeant d’un burnout ose poser peuvent régulièrement être mises à mal par un entourage exigeant. Il faut un vrai travail d’accompagnement et de coaching pour que l’élément du système déstabilisant le système tienne son chemin de changement.


Alors comment mobiliser nos patients à changer ?


En thérapie stratégique brève, nous proposons à la personne d’anticiper les risques du changement afin de voir si effectivement, elle est prête à les traverser. Il est clair que, jamais, nous ne pouvons faire le tour des inconvénients réels, ce sont seulement les risques « anticipables » avant changement.


Nous prenons souvent le temps de leur présenter cette alternative entre garder la situation actuelle et ne rien changer, ce qui représente l’avantage du « connu », mais avec une certaine souffrance (sinon ils ne seraient pas devant moi) ou changer avec les risques immédiats (plus prévisibles ceux-là) de la crise et ceux de moyen terme quand le « passage aura eu lieu.


Si je prends l’exemple du patient qui vient consulter pour un burnout, épuisement lié au fait, chez lui, de ne mettre aucune limite à son investissement au travail. Il est important de lui montrer comment soit il poursuit son comportement généreux, mais coûteux vu son état, soit il change, mais évidemment, il va devoir accepter de décevoir, on risque de dire de lui qu’il n’est plus le même, qu’on ne peut plus compter sur lui comme avant…

Il est capital de pouvoir ainsi « freiner » le changement.


Si notre approche est souvent qualifiée à juste titre de paradoxale, c’est parce que nous abordons les choses sous un œil décalé et qu’étonnamment, c’est en freinant le changement que nous y amenons les patients ou pas, c’est en disant combien peut-être la situation actuelle n’est pas la pire, qu’ils défendent comment ils n’en peuvent plus et se motivent de l’intérieur pour se mobiliser pour un changement ultérieur ou qu’ils prennent conscience que la situation actuelle a finalement un prix moins élevé vu les risques.


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Véronique Derriks